Richard Wurmbrand

Entraide fraternelle des églises

Chers amis et bienfaiteurs,
La Mission d’Aide aux Églises Martyres (Entraide fraternelle des Églises) est présente au Canada depuis 1987. Elle est née dans une prison roumaine au temps de la dictature des sans-Dieu. Le fondateur – le pasteur Richard Wurmbrand, incarcéré pendant 14 ans à cause de ses activités religieuses, a été racheté pour 10,000 dollars payés comptant au dictateur athée de l’époque. Nous apportons soutien et secours en faveur des Chrétiens opprimés ou désavantagés.

Responsable : Rev. Radu Roscanu

 

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14.5.09

Prière pour les défunts

Dieu des esprits et de toute chair, Toi qui terrassas la mort, anéantis le Mauvais et donnas la vie au monde, Toi, Seigneur notre Dieu, accorde le repos éternel à l’âme de tes serviteurs qui se sont endormis :

aux saints patriarches, métropolites, archevêques et évêques, aux ordres monastiques et ecclésiastiques, à ceux qui ont contribué à l’édification de ce saint sanctuaire, à nos ancêtres, parents, frères et sœurs qui reposent ici et en tout lieu du monde, aux soldats qui ont donné leur vie pour la foi et la patrie, à nos frères Chrétiens morts dans les guerres civiles ou les émeutes, noyés, brûlés, morts de froid et de misère, déchirés par les bêtes féroces, décédés brusquement sans confession, sans avoir eu le temps de se réconcilier avec Toi, avec ton Église et avec leurs ennemis.

Accorde aussi la paix et le repos à ceux qui, dans un moment de folie, se sont volontairement privés de la vie, à ceux qui nous ont demandé de prier pour eux, tout indignes que nous soyons de le faire, ainsi qu’à ceux qui n’ont personne pour prier pour eux, à tous les fidèles privés de funérailles chrétiennes et spécialement en ce jour à [...]

Accorde à tous et à toutes, Seigneur, le repos éternel dans un séjour de lumière, de fraîcheur, de délassement et de paix d’où sont absentes la douleur, la tristesse et les larmes.

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12.11.08

La prière pour autrui est la plus élevée

Homélie du père Alexandre Men

La guérison du serviteur du centurion (Mt 8, 5-13)

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

Aujourd’hui, nous avons entendu l’histoire du centurion, cet officier romain venu demander au Seigneur la guérison de son serviteur préféré qui était gravement malade. Le Seigneur lui répondit : « Je viendrai chez toi et je guérirai ton serviteur. »

Mais l’officier lui dit : « Mon Seigneur, je donne des ordres à mes soldats et ils les exécutent. Toi-même, dis seulement un ordre et la maladie le quittera. » Telle était sa foi dans la puissance de guérison du Sauveur. Le Christ s’en émerveilla et lui dit : « Va, qu’il en soit selon ta foi. » Et sur le chemin du retour, le centurion apprit que son serviteur était guéri.

Chaque fois que, dans l’Évangile, quelqu’un fait appel au Seigneur, il s’agit d’une prière. Car la prière est une façon de s’adresser au Seigneur. Qui s’adressait au Christ et comment? Très souvent, c’étaient des personnes souffrantes, malades, chargées d’afflictions et de maux. Souvent aussi, c’étaient des personnes qui priaient pour les autres.

Son premier miracle, le Seigneur l’a accompli à la demande de Marie à Cana, en Galilée. La Vierge Marie l’a prié d’aider des amis ou des proches qui les avaient invités à leur noce, quand le vin a manqué. On peut considérer cette demande comme la première prière d’intercession de la Mère de Dieu. Souvenez-vous du paralytique amené à Jésus, de la demande de guérison formulée par ses amis qui le descendirent à travers le toit d’une maison ; l’Évangile dit que Jésus, voyant leur foi, le guérit (Mt 9,1-12). Rappelez-vous également la femme syro phénicienne qui suppliait le Christ de guérir sa fille (Mt 15,22-28), de ce malheureux père qui lui avait amené son fils souffrant d’épilepsie et qui disait : « Je crois, Seigneur, viens en aide à mon peu de foi » (Mt 17,14-18).

Il faut considérer avec beaucoup d’attention ces prières pour les autres. Ce n’est pas une prière pour mon propre malheur, mes propres besoins, ma propre maladie, mais une prière pour les afflictions d’autrui. Cette prière est toujours exaucée, car en elle notre amour-propre recule et notre bonne attitude envers les autres ressort. C’est pourquoi la prière pour autrui est souvent plus haute, plus chère aux yeux du Seigneur que la prière seulement pour soi-même.

Bien sûr, vous pouvez demander : « Pourquoi le Seigneur ne peut-il exaucer ceux qui prient pour eux-mêmes? Pourquoi faut-il absolument que quelqu’un intervienne pour nous? Ne sommes-nous pas tous les mêmes pécheurs? » Pourtant, quand vous venez à l’église ou que vous commencez à prier, que votre cœur a mal pour un autre et que vous apportez votre pensée souffrante à l’autel de Dieu, à ce moment-là vous vous élevez vers cet autel et votre âme vole vers le Seigneur. Non seulement votre âme s’élève, mais, malgré la distance, elle peut élever aussi la personne pour laquelle vous priez; on peut même dire que vous êtes tous deux non plus sur terre, mais comme détachés d’elle. Alors toutes nos lois terrestres reculent, toutes nos contingences, la maladie, les tentations, tout un contexte redoutable.

Chaque personne qui prie pour ses amis et ses proches sait combien la prière est puissante. Chacun sait que parfois on peut sentir la prière des autres sur soi. Vous vous souvenez sans doute de ce célèbre poème de guerres, mis en musique et intitulé « Attends-moi » [poème de Constantin Simonov]. Dans ce poème, un homme parti à la guerre dit : « Par ton attente, tu m’as sauvé. » En fait, ce n’était pas simplement une attente, c’était une prière, même inconsciente, pour un homme qui combattait pour la patrie. Beaucoup de personnes, incapables de prier, s’élevaient vers Dieu par le cœur et le Seigneur les exauçait.

Voilà pourquoi, chaque jour, lorsque nous sommes devant Dieu, il nous faut prier pour que sa volonté soit faite, puis prier pour les autres, prier sans nous lasser, sans nous arrêter, sans paresser, car il n’y a pas de plus grand amour que celui qui passe par la prière. C’est par la prière que l’Église tient, s’appuyant sur la foi et la charité des êtres. Si nous prions les uns pour les autres, nous sommes étroitement liés, frères et sœurs entre nous, car ce n’est pas nos infirmités humaines, mais la puissance de Dieu qui est à l’œuvre.

Si vous constatez que vous n’êtes pas capables d’aider une personne par l’action ou la parole, d’éloigner son malheur, de la guérir, souvenez-vous toujours que nous avons le Seigneur ainsi que le ferme et fort appui de la prière. Mettez cela en pratique, vérifiez-le, priez avec ardeur et force pour ceux qui vous sont chers ; vous verrez que votre prière, si faible soit-elle, est efficace, car la puissance de Dieu se manifeste en elle.

Par la prière, nous comprendrons que c’est de notre faute si le Seigneur nous semble lointain. Si nous l’invoquons, en priant pour nos proches, il sera toujours avec nous, nous le sentirons toujours. Le Christ a dit lui-même : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18, 20) et « Ce que vous demanderez au Père en mon nom vous sera accordé » (Jn 14, 13). Prions, priez tous pour vos amis, vos proches, et vous connaîtrez l’amour de Dieu. Amen.

Extrait du livre d’Alexandre Men, Le Christianisme ne fait que commencer,Cerf/Le sel de la terre, 1996. pp. 142-145.

Merci Seigneur

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8.9.08

Dieu Éternel et Miséricordieux

Prière

Toi qui es un Dieu de paix, d'amour et d'unité,
nous te prions, Père,
et nous te supplions de rassembler,
par ton Esprit Saint,
tout ce qui est divisé.

Veuille aussi nous accorder
de nous convertir à ton unité,
de rechercher ton unique et éternelle vérité,
et de nous abstenir de toute dissension
Ainsi nous n'aurons plus qu'un seul coeur,
une seule volonté, une seule science,
un seul esprit, une seule raison.

Et, tournés tout entiers
vers Jésus Christ, Notre Seigneur,
nous pourrons, Père,
te louer d'une seule bouche,
et te rendre grâce
par notre Seigneur Jésus Christ
dans l'Esprit Saint.

Amen.

Martin Luther

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22.8.08

La paix viendra

Si tu crois qu'un sourire est plus fort qu'une arme...
Si tu crois que ce qui rassemble les personnes
est plus important que ce qui les divise...
Si tu peux écouter le malheureux qui te fait perdre du temps
et lui garder ton sourire...

Si tu sais accepter la critique et en faire ton profit
sans la renvoyer et sans te défendre...
Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin...
Si l'injustice qui frappe les autres te révolte autant
que celle que tu subis...

Si tu crois qu'un pardon va plus loin que la vengeance...
Si tu sais donner gratuitement de ton temps...
Si pour toi l'étranger que tu rencontres est un frère...
Si tu partages ton pain et que tu sais y joindre
un morceau de ton coeur...

Si tu sais préférer l'espérance au soupçon et
si le regard d'un enfant parvient encore
à désarmer ton coeur...

Si tu crois que l'amour est la seule force de discussion...
Alors, la paix viendra...

Auteur inconnu

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8.8.08

La prière au Père

Il n’est pas d’autre chemin de la prière chrétienne que le Christ. Que notre prière soit communautaire ou personnelle, vocale ou intérieure, elle n’a accès au Père que si nous prions "dans le Nom" de Jésus. La sainte Humanité de Jésus est donc le chemin par lequel l’Esprit Saint nous apprend à prier Dieu notre Père.

La prière à Jésus

La prière de l’Église, nourrie par la Parole de Dieu et la célébration de la Liturgie, nous apprend à prier le Seigneur Jésus. Même si elle est surtout adressée au Père, elle comporte, dans toutes les traditions liturgiques, des formes de prière adressées au Christ. Certains psaumes, selon leur actualisation dans la Prière de l’Église, et le Nouveau Testament mettent sur nos lèvres et gravent dans nos cœurs les invocations de cette prière au Christ : Fils de Dieu, Verbe de Dieu, Seigneur, Sauveur, Agneau de Dieu, Roi, Fils bien-aimé, Fils de la Vierge, bon Berger, notre Vie, notre Lumière, notre Espérance, notre Résurrection, Ami des hommes...


Le Nom divin est indicible par les lèvres humaines (cf. Ex 3, 14 ; 33, 19-23), mais en assumant notre humanité le Verbe de Dieu nous le livre et nous pouvons l’invoquer : " Jésus ", " YHWH sauve " (cf. Mt 1, 21).

Le Nom de Jésus contient tout : Dieu et l’homme et toute l’Economie de la création et du salut. Prier "Jésus", c’est l’invoquer, l’appeler en nous. Son Nom est le seul qui contient la Présence qu’il signifie. Jésus est Ressuscité, et quiconque invoque son Nom accueille le Fils de Dieu qui l’a aimé et s’est livré pour lui (cf. Rm 10, 13 ; Ac 2, 21 ; 3, 15-16 ; Ga 2, 20).

« Jésus, Fils de Dieu, Seigneur,
aie pitié de nous, pécheurs ! »

Cette invocation de foi toute simple a été développée dans la tradition de la prière sous maintes formes en Orient et en Occident. La formulation la plus habituelle, transmise par les spirituels du Sinaï, de Syrie et de l’Athos est l’invocation : "Jésus, Christ, Fils de Dieu, Seigneur, aie pitié de nous, pécheurs !" Elle conjugue l’hymne christologique de Ph 2, 6-11 avec l’appel du publicain et des mendiants de la lumière (cf. Mc 10, 46-52 ; Lc 18, 13). Par elle, le cœur est accordé à la misère des hommes et à la Miséricorde de leur Sauveur.

L’invocation du saint Nom de Jésus est le chemin le plus simple de la prière continuelle.
Souvent répétée par un cœur humblement attentif, elle ne se disperse pas dans un "flot de paroles" (Mt 6, 7), mais "garde la Parole et produit du fruit par la constance" (cf. Lc 8, 15). Elle est possible "en tout temps", car elle n’est pas une occupation à côté d’une autre mais l’unique occupation, celle d’aimer Dieu, qui anime et transfigure toute action dans le Christ Jésus.

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13.6.08

Crédo - Je crois en Dieu

Credo ou Symbole de Nicée-Constantinople - version en usage en paroisse Orthodoxe en France Credo ou Symbole de Nicée-Constantinople - version en usage en paroisse Orthodoxe en France
Crédo, la prière

Je crois en un seul Dieu, Père Tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, et de tout ce qui est visible et invisible.

Et en un seul Seigneur, Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré par le Père avant tous les siècles, Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, et par qui tout a été fait.

Qui pour nous, hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux, s'est incarné du Saint Esprit et de la Vierge Marie, et s'est fait homme.

Qui a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate, a souffert et a été enseveli, Qui est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures.

Qui est monté aux cieux et siège à la droite du Père.

Qui revient en gloire juger les vivants et les morts, et dont le règne n'aura pas de fin.

Et en l'Esprit Saint, Seigneur, qui donne la vie, qui procède du Père, qui, avec le Père et le Fils, est adoré et glorifié, qui a parlé par les prophètes.

En l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique.

Je confesse un seul baptême pour la rémission des péchés.

J'attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir.

Amen.

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21.4.08

Prière

« Laisse-toi persécuter, mais toi, ne persécute pas.

Laisse-toi offenser, mais toi, n’offense pas.

Laisse-toi calomnier, mais toi, ne calomnie pas. Réjouis-toi avec ceux qui se réjouissent et pleure avec ceux qui pleurent; c’est le signe de la pureté. Avec ceux qui souffrent, sois en peine. Verse des larmes avec les pécheurs. Sois dans la joie avec ceux qui se repentent. Sois l’ami de tous mais, dans ton esprit, reste seul. »

Isaac le Syrien

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11.4.08

Grande doxologie

Gloire à Dieu au plus haut des cieux, paix sur la terre et bienveillance aux hommes.

Nous te chantons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ta grande gloire.

Seigneur, Roi céleste, Dieu le Père tout-puissant, Seigneur Fils unique,

Jésus-Christ, et Saint-Esprit!

Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père, toi qui ôtes le péché du monde aie pitié de nous;

toi qui ôtes les péchés du monde, reçois notre prière.

Toi qui es assis à la droite du Père, aie pitié de nous.

Car tu es le seul Saint, tu es le seul Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.


Amen.

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14.2.08

Amour universel

« Sans la prière toutes les vertus sont comme des arbres sans terre. Notre Seigneur priait lui-même, il priait surtout sur les montagnes, là où il était seul, sans personne.

Le chrétien, mon ami, est un homme de prière. Son pêre, sa mère, ses enfants, sa vie, tout cela, pour lui, c’est le Christ. Le disciple du Christ doit vivre uniquement pour le Christ. Quand il aimera à ce point le Christ, il aimera forcément aussi toutes les créatures de Dieu.

Les hommes croient qu’il faut d’abord aimer les hommes, et ensuite aimer Dieu. Moi aussi, j’ai fait cela, mais cela ne sert à rien. Quand, au contraire, j’ai commencé d’aimer Dieu avant tout, dans cet amour de Dieu, j’ai trouvé mon prochain, et dans ce même amour de Dieu, mes ennemis aussi sont devenus mes amis et des créatures divines. »

Archimandrite Spiridon

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30.1.08

Prière d'un prêtre à Kaboul, Afghanistan

C'est avec plaisir que je vous fais lire ce texte. Il est à méditer avec grand recueillement.

Prière d'un prêtre à Kaboul, Afghanistan

... la nuit, lorsque mon peuple dort, pieds nus, accroupi dans le fond de ma petite chapelle, je me fais son intercesseur. Comme Abraham, comme Jacob, comme Moïse, comme Jésus...

Un bâtonnet de santal répand son parfum, symbole de tous ceux qui se sont consumés aujourd'hui, dans le dur labeur, dans la souffrance, ou dans l'amour...

Et je suis là, accablé de toutes les fautes de mon peuple, affligé de toutes ses peines, lourd de tous ses espoirs...

Tous ceux qui se sont endormis aujourd'hui pensant ne rencontrer qu'un Juge, je les présente à leur Sauveur et je les introduis aux Noces Éternelles. Tous les petits qui sont nés aujourd'hui, j'en fais des enfants de Dieu. Toutes les prières accomplies aujourd'hui, dans les maisons, dans les mosquées, je les transforme en Notre Père....

Mon cœur n'est plus que le creuset où, au feu de l'amour du Christ, tous les alliages de chez nous se métamorphosent en or. Et à travers mes lèvres que je lui prête, c'est l'Afghanistan tout entier qui clame vers le Père cet Abba ! que lui souffle l'Esprit...

(Rm 8, 15; Gn 4, 6.)

Serge de Beaurecueil, alors qu'il était prêtre à Kaboul

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14.1.08

Prière de l'Indien

C'est avec plaisir que je vous fais lire ce texte.
Il est à méditer avec grand recueillement.

Prière de l'Indien


Ô Grand Esprit, dont la voix se fait entendre dans le vent et qui d'un souffle anime tout l'univers, écoute-moi. Je suis un de tes enfants, petit et faible. J'ai besoin de ton aide et de ta sagesse.

Que mes oreilles soient attentives à ta voix. Que mes yeux contemplent à jamais la splendeur d'un soleil couchant. Que mes mains respectent ta création. Rends-moi sage afin que j'apprenne ce que tu as enseigné à mon peuple: la leçon cachée en chaque feuille, sous chaque rocher.

Je demande la force, non d'être supérieur à mes frères, mais de combattre mon plus grand ennemi: moi-même. Fais que je sois toujours prêt à venir à toi les mains sans tache, le regard limpide. Quand ma vie s'éteindra comme un soleil couchant, je veux que mon âme puisse aller vers toi avec confiance.

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3.1.08

Lettre du pasteur Wurmbrand

Le sel est une bonne chose


Chers frères et soeurs,

"Le sel est une bonne chose; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous? Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres." (Marc 9:50,51).

A peine levés le matin, les Juifs commencent leur journée par se laver, puis ils s'adonnent à un temps de prière qui dure au moins une heure.

Les chrétiens, eux lisent d'abord leur Bible et c'est seulement après qu'ils prient. Pourquoi? Le rabbin David Talner - contrairement à la tradition juive - avait l'habitude de commencer la journée par la lecture du courrier, et seulement après il priait. Quand on lui en demandait la raison, il répondait: "Plus un homme est célèbre, plus il est dur pour lui de lutter contre les mauvaises pensées qui l'assaillent dans la prière.

Je commence donc toujours par lire les lettres reçues. Normalement, ces lettres s'adressent à moi par des paroles flatteuses telles que rabbin juste, maître, leader, saint homme ou autres compliments du même genre. Dans ma prière je dis alors: 'Seigneur, tu sais que je ne mérite pas ces titres de gloire. Mais vu que tant de personnes sincères me prennent pour un héros, ne permets pas que leur foi soit déçue. Fais que je devienne ce qu'ils croient que je suis!'"

C'est la raison pour laquelle nous lisons la Bible d'abord, puis nous passons un temps dans la prière. Par la Bible, nous entendons Dieu lui-même - non des hommes - nous parler en des termes sublimes et immérités:

"Vous êtes le sel de la terre" (Matt. 5:13) - "Vous êtes la lumière du monde" (Matt. 5:14) - "Vous êtes tous fils de Dieu" (Gal. 3:26) - "Participants de la nature divine" (2 Pierre 1:4) - "Héritiers de Dieu" (Rom. 8:17) - "Je vous ai aimés d'un amour éternel" (Jér. 31:3).

Ces textes nous incitent à prier pour que nous devenions réellement ce que nous sommes déjà aux yeux de Dieu. Nous sommes le sel de la terre. Jésus a dit: "Le sel est une bonne chose" (Marc 9:50).

Qu'est-ce qui a bien pu lui suggérer une idée si simple? Avait-il une fois mangé de la nourriture sans sel? Un jour, les gardes de la prison nous avaient fait ingurgiter des cuillerées de sel sans nous donner une goutte d'eau. Puis, à l'opposé, pendant des mois on nous donna à manger de la nourriture complètement insipide. Cela devenait intolérable de manger de l'avoine cuite à l'eau, sans sel. Souvent, nous préférions ne rien manger. Privés de sel, nous savions ce que voulait dire "le sel est une bonne chose."

Sommes-nous bons? Assaisonnons-nous les repas des autres? Donnons-nous un peu de parfum à l'existence des autres? Ou les laissons-nous sans sel, comme ce fut notre cas comme prisonniers?

Le simple fait que nous soyons du sel (selon la Bible) ne suffit pas. Comment pouvons-nous devenir bons? Nous devons compter entièrement sur la grâce de Dieu. Vous deviendrez bon en faisant la grande découverte que vous ne l'êtes pas et ne le serez jamais.

Vous demanderez alors à Dieu de vous accorder la grâce de le devenir. Vous connaîtrez la mort à vous-même et la réalité du Christ vivant en vous. Sa justice deviendra la vôtre, sans qu'aucune parcelle ne fasse défaut. Vous êtes en droit de vous proclamer propriétaire de sa justice et de sa bonté, comme vous le feriez d'un domaine que vous avez reçu en héritage; c'est un cadeau légal. Soit tous les chrétiens sont des fous, ou alors chaque chrétien peut dire à Jésus: "Tu es moi!" Ou comme le dit Luther dans un commentaire sur l'épître aux Galates: "Un chrétien est Christ".

Dès lors, comment dois-je m'y prendre pour n'être pas moi, mais "Lui", que faire pratiquement? La Bible parle non seulement de la folie de la croix (1 Cor. 1:18), mais de la folie de Dieu (1 Cor. 1:25). Essayons donc d'apprendre quelque chose des fous. Il y a des fous qui se prennent pour les autres. Un fou se comporte selon ce qu'il croit être lui-même.

Celui qui pense être Napoléon portera un tricorne et maudira les Anglais de l'avoir battu à Waterloo. Ceux qui se prennent pour St-François jeûneront et prieront beaucoup, prononceront seulement des paroles pieuses, même si elles n'ont pas de sens. Celui qui se prend pour Churchill aura toujours un gros cigare à la bouche et ne parlera que politique.

Ce pour qui vous vous prenez, détermine en fait votre comportement. Regardez-vous vous-même comme de nombreux croyants l'ont fait avant vous: vous êtes Lui - comme le Christ. Cette folle supposition aura le même résultat qu'on obtiendrait avec les fous potentiels précités. Vous serez de plus en plus amené à vous comporter comme Lui. Paul pouvait dire: "Pour moi, vivre c'est Christ"

(Phil. 1:21).

Il vous faut beaucoup de foi pour vous croire Lui, alors que vous êtes pécheur! Mais que savons-nous en fait de la vie des prophètes, d'Esaïe à Malachie? Nous connaissons leurs prophéties, pas leurs vertus et leurs manquements.

C'est par la foi que l'on devient enfant de Dieu, non pas par quelque vertu ou bonne action. Ayez foi en Dieu, et le sel ne perdra jamais sa saveur. Vous deviendrez la formule même de la bonté, formule inaltérable!

Par la foi, renoncez complètement à votre propre vie, renoncez à votre moi. Arrêtez donc de "pratiquer" ses vertus, autant que ses convoitises. Vous avez été crucifié avec Christ, donc vous avez subi le sort de tout crucifié: vous êtes mort.

Cependant, vous êtes en vie. Comme vous existez après avoir passé par la mort, vous êtes né de nouveau, cette fois pas d'une union charnelle (conçu dans le péché), mais engendré de Dieu. Vous êtes à nouveau un enfant, un "ange". (Selon le Talmud, l'étymologie de "cherub" est kerabja, comme un enfant; parce qu'à Babylone un enfant était appelé rabja). Maintenant, de par votre nouvelle naissance vous avez un caractère nouveau, angélique, divin. Croyez-le.

Croyez la Parole de Dieu: "En ces jours-là, en ce temps-là, dit l'Eternel, on cherchera l'iniquité d'Israël et elle n'existera plus, le péché de Juda et il ne se trouvera plus" (Jérémie 50:20). Ce texte fait allusion au retour des Juifs de la captivité à Babylone.

Sur le plan purement humain, ces gens avaient beaucoup péché; Néhémie avait dû en punir quelques uns. Au regard de Dieu - c'est maintenant aussi le vôtre - ils n'avaient pas de péché. Etablir son propre diagnostic n'est pas bien. Contentez-vous de croire fermement que ce n'est pas vous qui vivez, mais Lui...et vous réussirez! Vous acquerrez la bonté qui ne pâlit pas.

Sincères salutations en Christ.

Richard Wurmbrand

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