Richard Wurmbrand

Entraide fraternelle des églises

Chers amis et bienfaiteurs,
La Mission d’Aide aux Églises Martyres (Entraide fraternelle des Églises) est présente au Canada depuis 1987. Elle est née dans une prison roumaine au temps de la dictature des sans-Dieu. Le fondateur – le pasteur Richard Wurmbrand, incarcéré pendant 14 ans à cause de ses activités religieuses, a été racheté pour 10,000 dollars payés comptant au dictateur athée de l’époque. Nous apportons soutien et secours en faveur des Chrétiens opprimés ou désavantagés.

Responsable : Rev. Radu Roscanu

 

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Tous ceux qui ont faim
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22.12.08

Qu'attendez-vous de Jésus ?

«Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre...?» Luc 7:19

Chers frères et soeurs,

Le texte de ce jour concerne une tragédie du passé, mais qui est toujours actuelle. Jean-Baptiste avait prophétisé à la nation qu’un grand Maître et Sauveur allait venir. Durant une période plus ou moins longue, il disait au peuple: «Patientez, attendez-le, il va venir!».

Lorsque Jésus, celui qu’on attendait désespérément, vint et commença son ministère public, il avait ses propres manières d’agir. Il exerçait son ministère d’une façon différente que son prédécesseur Jean Baptiste. Et ce même Jean, qui ravivait la flamme d’espérance d’un Sauveur qui allait venir pour régner dans le coeur des croyants, se mit à avoir de sérieux doutes au sujet de Jésus car il ne correspondait pas à l’image qu’il s’en était fait.

Des tragédies et des doutes

La Bible se fait l’écho de nombreuses tragédies. Au doute qui envahit Jean Baptiste, Jésus ne répond que par des paroles d’estime sur sa personne. Jean est incarcéré, comme de nombreux enfants de Dieu - Joseph, Jérémie, Paul et d’autres - et tous ont eu leur lot de souffrance. On constate que les accusations pour lesquelles ils ont été enfermés étaient trtès différentes, mais toujours fausses. En vérité, ils étaient jetés en prison parce que Dieu avait en vue pour eux de nobles tâches et son dessein était de les y préparer par la souffrance. C’est aussi la raison pour laquelle Jean-Baptiste se trouvait en prison.

On raconte que Niels Mauge, l’homme qui fut l’instrument d’un réveil en Norvège au début du 19e siècle, fut jeté en prison pour sa foi pendant sept ans. Lorsqu’il quitta sa cellule, il était un homme brisé non seulement physiquement, mais aussi dans sonêtre intérieur. Ne soyez pas surpris que la foi d’un homme brisé par la souffrance soit vacillante. Au contraire, vous devriez être émerveillé qu’elle ait résisté, même si elle s’est amenuisée. Même un géant de la foi comme Jean Baptiste fut atteint par le doute, incertitude qu’il partagea avec d’autres. Les raisons en étaient diverses. Il s’imaginait que le Messie annoncé serait un homme sévère: «Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point» (Matt. 3:12). La venue du Messie contredisait cette attente. En lieu et place, Jésus était devenu l’ami des publicains, des pécheurs, des prostituées, et il ne considérait même pas les méchants comme de la paille. Au contraire, ils étaient pour lui de pauvres êtres humains susceptibles d’être transformés en nouvelles créatures pour le Royaume de Dieu.

Jean Baptiste condamna l’adultère avec sévérité. En fait, ce fut la principale raison de son emprisonnement. On imagine aisément que la manière dont Jésus avait résolu un cas d’adultère devait l’avoir profondément choqué. Lorsqe Jésus fut appelé à prononcer un jugement, il s’adressa à la femme coupable en lui disant: «Va et ne pèche plus. Je ne te condamne pas non plus!».

Une seule réponse: la foi

Jean Baptiste était un ascète, tandis que Jésus est venu manger et boire; il multiplia la quantité de vin aux noces de Cana. Jean demandait à ceux qu’il rencontrait de produire des fruits dignes de la repentance. Ses attentes étaient hors normes: «Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a point...» (Luc 3:11). Par contre, ceux qui approchaient Jésus et lui demandaient: «Que devons-nous faire pour accomplir les oeuvres de Dieu, c’est que vous croiyez en celui qu’il a envoyé» (Jean 6:29). La foi! Rien d’autre: demander à un noir de devenir blanc ou à un tigre de n’avoir pas de zébrures sur son pelage est insensé; Jésus le savait bien. Il est bien écrit dans la Bible que celui qui a deux tuniques devrait partager avec celui qui n’en a pas. Quoi donc, connaissez-vous une femme qui n’ait pas au moins deux robes et un homme deux pantalons? Il ne serait pas possible de modifier les éléments d’un atome, à moins d’y ajouter des électrons pour le transformer en un autre élément. De même, l’homme naturel ne peut pas être changé en exigeant de lui quelque vertu, à moins qu’on lui ajoute un autre élément qui lui fait défaut: la foi. Et la foi transformera sa vie.

Même dans le doute

Jésus n’a pas fait usage de son pouvoir miraculeux pour que Jean Baptiste soit libéré; c’est là une des raisons pour lesquelles le doute a envahi le coeur de Jean. Le Seigneur avait certainement en vue pour lui un ministère plus élevé dans le monde spirituel une fois que le disciple aurait quitté ce monde et serait entré dans l’éternité. Nos yeux de croyants sont trop souvent fermés quand nous passons par la souffrance. Jean était un être humain comme nous et le doute que nous venons d’évoquer ne l’abaisse aucunement. Le diable a réussi à faire chuter les anges, à faire pécher Adam, tout que Noé, lui qui était un homme juste. A son tour, Jean Baptiste s’est laissé aller au doute.

Aux interrogations de Jean, Jésus répondit par ces mots: «Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez; les aveugles voient, les boityeux marchent, les morts ressuscitent» (Matt. 11:4,5).

Aujourd’hui encore, Jésus agit de la même manière dans le monde spirituel: il guérit les âmes malades, il donne la vie à ceux qui étaient morts dans leurs péchés. Il redonne la vie à des églises mortes. Jésus disait»: «Jugez-moi selon ce que je fais!» Accepteriez-vous que votre religion soit jaugée selon ce critère?

Béni soit l’homme pour qui Jésus n’est pas une pierre d’achoppement! Béni soit l’homme qui ne cherche pas à mouler Jésus d’après ses idées, mais qui l’accepte tel qu’il est, qui prend place humblement aux pieds de son Maître et Seigneur!

Sincèrement en Jésus-Christ,

Richard Wurmbrand

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14.9.08

Le pain rompu

Si Jésus n’avait pas brisé le pain, comment les miettes seraient-elles venues jusqu’à nous? Il l’a brisé et distribué; il l’a dispersé, donné aux pauvres.

Et aujourd’hui encore, Jésus très bon, bien que tu aies brisé ta colère, bien que tu aies brisé le pain pour nous, pauvres mendiants, nous souffrons encore du dénuement, nous avons encore faim.

C’est bien toi qui as dit: « Ceux qui me mangent auront encore faim. » Oui, encore, jusqu’à ce que le mal passe. Ce n’est pas encore, qu’ils cessent d’avoir faim!

Il viendra un temps où ils n’auront plus faim ni soif. En attendant, romps ce pain chaque jour à ceux qui ont faim! Car aujourd’hui et tous les jours nous avons, de nouveau, besoin du pain quotidien. Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien.

Si tu ne le donnes, qui le donnera? Dans notre état de mendiants, dans notre pauvreté, notre dénuement, notre besoin et notre malheur, il n’y a personne que toi, ô notre Dieu!

En toute consolation que tu nous envoies, nous recueillons les miettes de ce pain que tu romps, et nous goûtons, d’expérience, combien douce est ta miséricorde. Mais il nous en faut encore! Savourer cette douceur aiguise l’appétit, et nous avons de plus en plus faim.

Baudouin de Ford

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18.8.08

Sur la montagne, le sermon

Jésus en « voyant la foule », monte sur la montagne. Il s’assied. Les disciples « se sont approchés de lui ». Il désire, pour un temps, se soustraire à la foule et être avec le siens. Il leur parle. Mais, peu à peu, la foule rejoint le Maître. « La foule fut frappée da sa doctrine ».

Ces hommes, ces femmes ont cherché et trouvé Jésus. Ils sont arrivés, un à un, ou par petits groupes. Ils se sont assis sur l’herbe. La scène n’est-elle pas vivante devant nos yeux?

Un petit enfant, un peu à l’écart, joue avec une fleur. D’autres petits enfants se glissent antre les genoux de Jésus. Un adolescent écoute avec une attention passionnée. Il lui semble naître à la vie, en ce moment même. Des femmes, de leurs grands yeux noirs, fixent le Maître. Elles ont le visage creusé et tendu de ceux qui ont souffert. Il y a là des laboureurs des champs voisins, des pêcheurs du bord du lac. Une jeune fille ferme les yeux, dans le recueillement de l’âme qui se donne. Une mère allaite son nouveau-né.

Ils écoutent avec une liberté parfaite. Les uns arrivent et prennent place. D’autres s’en vont. Jésus ne retient personne. Ceux-là même qui partent ont reçu et gardent quelque chose. Nul, ayant entendu une parole du Maître, ne fût-ce qu’une seule, ne pourra l’oublier tout à fait. Elle le poursuivra, elle le hantera.

Et, de la bouche du Maître, tombent ces paroles nouvelles, ces paroles qu’on n’avait jamais entendues. Voici la merveille: c’est que personne n’élève un doute ou une objection. « A qui te frappe sur la joue droite, présente la joue gauche... A qui veut prendre ta tunique, laisse encore ton manteau... Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la, et jette-la loin de toi... » personne ne se dresse et ne s’exclame, haussant les épaules: « Mais tout cela est fou, tout cela est impossible... Quelle communauté humaine pourrait subsister, engagée dans cette voie? » Comment ces hommes et ces femmes, si peu préparés à ce qu’ils entendent, acceptent-ils sans difficultés, sans résistance?

C’est qu’ils voient Jésus. Au moment où Jésus parle, ce n’est pas seulement un message qui est annoncé. C’est une personne qui se révèle. Pour qui voit le Maître, pour qui a l’intuition de Jésus, il n’y a plus de difficultés. Les obstacles s’évanouissent. Tout se fond dans une grande puissance et une grande lumière. Celui qui est là et qui nous parle est le maître de l’impossible. Qui a reçu la bénédiction tombant de ses yeux, à celui-là tout devient possible. Le Sermon sur la montagne? Oui. Mais d’abord, mais surtout: cette Personne sur la montagne.

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8.8.08

La prière au Père

Il n’est pas d’autre chemin de la prière chrétienne que le Christ. Que notre prière soit communautaire ou personnelle, vocale ou intérieure, elle n’a accès au Père que si nous prions "dans le Nom" de Jésus. La sainte Humanité de Jésus est donc le chemin par lequel l’Esprit Saint nous apprend à prier Dieu notre Père.

La prière à Jésus

La prière de l’Église, nourrie par la Parole de Dieu et la célébration de la Liturgie, nous apprend à prier le Seigneur Jésus. Même si elle est surtout adressée au Père, elle comporte, dans toutes les traditions liturgiques, des formes de prière adressées au Christ. Certains psaumes, selon leur actualisation dans la Prière de l’Église, et le Nouveau Testament mettent sur nos lèvres et gravent dans nos cœurs les invocations de cette prière au Christ : Fils de Dieu, Verbe de Dieu, Seigneur, Sauveur, Agneau de Dieu, Roi, Fils bien-aimé, Fils de la Vierge, bon Berger, notre Vie, notre Lumière, notre Espérance, notre Résurrection, Ami des hommes...


Le Nom divin est indicible par les lèvres humaines (cf. Ex 3, 14 ; 33, 19-23), mais en assumant notre humanité le Verbe de Dieu nous le livre et nous pouvons l’invoquer : " Jésus ", " YHWH sauve " (cf. Mt 1, 21).

Le Nom de Jésus contient tout : Dieu et l’homme et toute l’Economie de la création et du salut. Prier "Jésus", c’est l’invoquer, l’appeler en nous. Son Nom est le seul qui contient la Présence qu’il signifie. Jésus est Ressuscité, et quiconque invoque son Nom accueille le Fils de Dieu qui l’a aimé et s’est livré pour lui (cf. Rm 10, 13 ; Ac 2, 21 ; 3, 15-16 ; Ga 2, 20).

« Jésus, Fils de Dieu, Seigneur,
aie pitié de nous, pécheurs ! »

Cette invocation de foi toute simple a été développée dans la tradition de la prière sous maintes formes en Orient et en Occident. La formulation la plus habituelle, transmise par les spirituels du Sinaï, de Syrie et de l’Athos est l’invocation : "Jésus, Christ, Fils de Dieu, Seigneur, aie pitié de nous, pécheurs !" Elle conjugue l’hymne christologique de Ph 2, 6-11 avec l’appel du publicain et des mendiants de la lumière (cf. Mc 10, 46-52 ; Lc 18, 13). Par elle, le cœur est accordé à la misère des hommes et à la Miséricorde de leur Sauveur.

L’invocation du saint Nom de Jésus est le chemin le plus simple de la prière continuelle.
Souvent répétée par un cœur humblement attentif, elle ne se disperse pas dans un "flot de paroles" (Mt 6, 7), mais "garde la Parole et produit du fruit par la constance" (cf. Lc 8, 15). Elle est possible "en tout temps", car elle n’est pas une occupation à côté d’une autre mais l’unique occupation, celle d’aimer Dieu, qui anime et transfigure toute action dans le Christ Jésus.

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3.6.08

Méditation

Qu’est-ce que nous devons donner en aumône?

Jésus Christ nous demande de donner aux pauvres de notre surplus. Il nous demande de donner même de notre peu. Dans Marc 12, 41-44, résulte qu’Il nous demande de donner tout ce que nous avons, toute notre richesse. (Il s’agit de la parabole de la veuve qui donne deux sous dans l’église).

Mais le Christ nous demande de donner même ce que nous n’avons pas, ce que nous ne possédons point. Il nous demande l’impossible.

Un écrivain français illustre ce fait, ainsi :

Dans un monastère où il souhaitait entrer, se présente un postulant désirant devenir moine. Il confesse au higoumène :
Sachez, père, que je n’ai ni la foi, ni la lumière, ni courage, ni confiance en moi-même et je ne peux pas m’aider moi-même et d’autant moins les autres. Je n’ai rien.

Il aurait été normal qu’il soit renvoyé de suite par le higoumène. Mais, celui-ci lui dit :
Peu importe! Tu n’as pas la foi, tu n’as pas la lumière, mais, en les donnant aux autres, tu les acquerras aussi pour toi-même. Va et prends possession de ta chambre de retraite.

Non pas de son surplus, non pas de son peu, ni même de son indigence, mais de ce qui lui manque. En faisant l’aumône à l’autrui ce que tu n’as pas, - la foi, la lumière, la confiance de soi, - tu vas les acquérir aussi pour toi.

Tu peux faire aumône avec ce que tu pense que tu n’as pas, mais qui existe peut-être au fonds de ton cœur, et dont tu prendras ainsi conscience.

Paradoxalement, le Christ nous dit :
Si tu veux diriger, alors deviens serviteur; si tu veux être glorifié, alors humilie-toi; si tu veux sauver ton âme, alors prends le risque pour Moi; si tu veux regagner ton innocence, alors reconnais-toi être coupable, et sache que si tu vas donner ce que tu n’as pas, tu acquerras toi aussi ce que tu as donné aux autres.

En faisant aumône ce que nous ne possédons pas, nous acquérrons par ricochet ce que nous avons osé donner aux autres. Ceci est valable pour tout chrétien, pour les clercs et pour les laïques.

Même le moine ou le diacre ou le prêtre qui traverse le désert du doute ou de la sécheresse spirituelle, qui est dans le doute ou tenté par le désespoir, doit donner à ceux qui viennent lui demander de l’aide, ce que eux attendent qu’on leur donne, et même ce qu’il sait bien qu’il ne peut pas leur donner. En leur faisant le don, ce don va revenir de retour sur lui, il recevra la miséricorde en retour de son aumône.

En donnant la lumière que tu n’as pas, tu l’auras aussi toi-même. Le don que tu as fait te revient comme un boomerang, comme un rayon de lumière réfléchi par un miroir. Et ce don te comblera, t’enrichira.

C’est cela ce que le Christ veut que nous donnions en aumône : le surplus, le peu, l’indigence, tout.

Le moine, le diacre, le sacerdote, sont appelés à donner aux autres la foi, la lumière, même si ceux-ci lui manquent pour un courte ou plus longue durée. Même s’ils sont dans un état de perte de leur zèle.

Pourront-ils faire cela? Oui, car ils font partie du groupe des amis du Christ, qui a dit qu’ils
ne sont pas du monde, comme Moi je ne suis pas du monde (Jean 17, 20).

Et Paul aussi dit :
Vous devez aider les faibles et vous remémorer les paroles du Christ car Il a dit : Sont plus heureux ceux qui donnent que ceux qui reçoivent. (Actes 20, 35).

La bonne parole

Pensons à la crucifixion de Jésus. Il est cloué sur la croix, son corps est ensanglanté, il attend l’agonie et la mort. À droite et à gauche il y a deux autres croix, avec deux larrons, des infracteurs de droit commun. Le soleil est au zénith, Jésus a soif, tout n’est que désolation, douleur.

Les scribes, les pharisiens, défient le mourant. Même le larron de sa gauche le provoque. Il l’insulte. Le larron de droite trouve le répit et la noblesse de cœur de dire des bonnes paroles à son voisin. Il ne peut pas l’aider, mais il lui dit de bonnes paroles.

Jésus lui dit : Aujourd’hui tu seras avec moi au paradis.

Jésus lui a donné ce privilège unique d’entrer au paradis avec lui, Dieu et homme, ce que ni Moise, ni Essaie, ni Noé n’auront comme privilège. Le larron a reçu pour lui seul l’unique privilège.

Une bonne parole du larron a pu adoucir l’atmosphère suffocante, de méchanceté, de venin, qui régnait sur Golgotha. Comme un miracle, la bonne parole d’affection de confiance, de compassion, ont changé soudainement tout et ont transformé Golgotha - espace vicié par l’iniquité, par la cruauté, par la vengeance,- en une antichambre du paradis.

Le larron n’est pas resté fermé au monde, isolé dans son égocentrisme, il est devenu celui qui a vu, qui a reconnu, qui a consolé Jésus, qui a pris sa défense, par sa bonne parole.

Nous aussi, pouvons faire le bien en donnant notre aumône sous la forme de la bonne parole d’encouragement, de confiance, de compassion, de participation à la détresse des autres. Ne perdons jamais l’occasion de faire le bien par la parole qui apporte le réconfort moral aux souffrants, aux pauvres, aux vieillards.

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27.5.08

Dans la maison de Pierre

Jésus, à Capharnaum, se rend dans la maison de Pierre. La belle-mère de Pierre est couchée, ayant la fièvre. Jésus s’approche d’elle. Il la fait « lever, en lui prenant la main » (Mc 1,31). A l’instant même, la fièvre quitte la malade. Et celle-ci se met à « servir » Jésus et ses disciples.

Un thaumaturge eût employé des rites compliqués. Et il eût été plus solennel. Ici tout est simple. Ce que Jésus fait, il le fait toujours avec la simplicité la plus grande.

Jésus, prenant la main de la malade, fait le geste de soulever celle-ci. Il ne guérit jamais soit le corps, soit l’âme, sans « soulever » le patient, sans lui faire abandonner tout posture gisante, sans l’élever à quelque hauteur.

La première réaction de la malade guérie est de « servir » Jésus, sans doute à table. Que devrait faire d’autre une main que Jésus vient de prendre dans la sienne?

Pourrait-elle toucher quelque chose qu’elle ne puisse lui offrir?

Théophore

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11.4.08

Grande doxologie

Gloire à Dieu au plus haut des cieux, paix sur la terre et bienveillance aux hommes.

Nous te chantons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ta grande gloire.

Seigneur, Roi céleste, Dieu le Père tout-puissant, Seigneur Fils unique,

Jésus-Christ, et Saint-Esprit!

Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père, toi qui ôtes le péché du monde aie pitié de nous;

toi qui ôtes les péchés du monde, reçois notre prière.

Toi qui es assis à la droite du Père, aie pitié de nous.

Car tu es le seul Saint, tu es le seul Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.


Amen.

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22.3.08

Qu’attendez-vous de Jésus?

«Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre...?» Luc 7:19

Le texte de ce jour concerne une tragédie du passé, mais qui est toujours actuelle. Jean-Baptiste avait prophétisé à la nation qu’un grand Maître et Sauveur allait venir. Durant une période plus ou moins longue, il disait au peuple: «Patientez, attendez-le, il va venir!».

Lorsque Jésus, celui qu’on attendait désespérément, vint et commença son ministère public, il avait ses propres manières d’agir. Il exerçait son ministère d’une façon différente que son prédécesseur Jean Baptiste. Et ce même Jean, qui ravivait la flamme d’espérance d’un Sauveur qui allait venir pour régner dans le coeur des croyants, se mit à avoir de sérieux doutes au sujet de Jésus car il ne correspondait pas à l’image qu’il s’en était fait.

Des tragédies et des doutes

La Bible se fait l’écho de nombreuses tragédies. Au doute qui envahit Jean Baptiste, Jésus ne répond que par des paroles d’estime sur sa personne. Jean est incarcéré, comme de nombreux enfants de Dieu - Joseph, Jérémie, Paul et d’autres - et tous ont eu leur lot de souffrance. On constate que les accusations pour lesquelles ils ont été enfermés étaient très différentes, mais toujours fausses. En vérité, ils étaient jetés en prison parce que Dieu avait en vue pour eux de nobles tâches et son dessein était de les y préparer par la souffrance. C’est aussi la raison pour laquelle Jean-Baptiste se trouvait en prison.

On raconte que Niels Mauge, l’homme qui fut l’instrument d’un réveil en Norvège au début du dix-neuvième siècle, fut jeté en prison pour sa foi pendant sept ans. Lorsqu’il quitta sa cellule, il était un homme brisé non seulement physiquement, mais aussi dans son être intérieur. Ne soyez pas surpris que la foi d’un homme brisé par la souffrance soit vacillante. Au contraire, vous devriez être émerveillé qu’elle ait résisté, même si elle s’est amenuisée. Même un géant de la foi comme Jean Baptiste fut atteint par le doute, incertitude qu’il partagea avec d’autres. Les raisons en étaient diverses. Il s’imaginait que le Messie annoncé serait un homme sévère: «Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point» (Matt. 3:12). La venue du Messie contredisait cette attente. En lieu et place, Jésus était devenu l’ami des publicains, des pécheurs, des prostituées, et il ne considérait même pas les méchants comme de la paille. Au contraire, ils étaient pour lui de pauvres êtres humains susceptibles d’être transformés en nouvelles créatures pour le Royaume de Dieu.

Jean Baptiste condamna l’adultère avec sévérité. En fait, ce fut la principale raison de son emprisonnement. On imagine aisément que la manière dont Jésus avait résolu un cas d’adultère devait l’avoir profondément choqué. Lorsque Jésus fut appelé à prononcer un jugement, il s’adressa à la femme coupable en lui disant: «Va et ne pèche plus. Je ne te condamne pas non plus!».

Une seule réponse: la foi

Jean Baptiste était un ascète, tandis que Jésus est venu manger et boire; il multiplia la quantité de vin aux noces de Cana. Jean demandait à ceux qu’il rencontre de produire des fruits dignes de la repentance. Ses attentes étaient hors normes: «Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a point...» (Luc 3:11). Par contre, ceux qui approchaient Jésus et lui demandaient: «Que devons-nous faire pour accomplir les oeuvres de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé» (Jean 6:29). La foi! Rien d’autre: demander à un noir de devenir blanc ou à un tigre de n’avoir pas de zébrures sur son pelage est insensé; Jésus le savait bien. Il est bien écrit dans la Bible que celui qui a deux tuniques devrait partager avec celui qui n’en a pas. Quoi donc, connaissez-vous une femme qui n’ait pas au moins deux robes et un homme deux pantalons? Il ne serait pas possible de modifier les éléments d’un atome, à moins d’y ajouter des électrons pour le transformer en un autre élément. De même, l’homme naturel ne peut pas être changé en exigeant de lui quelque vertu, à moins qu’on lui ajoute un autre élément qui lui fait défaut: la foi. Et la foi transformera sa vie.

Même dans le doute

Jésus n’a pas fait usage de son pouvoir miraculeux pour que Jean Baptiste soit libéré; c’est là une des raisons pour lesquelles le doute a envahi le coeur de Jean. Le Seigneur avait certainement en vue pour lui un ministère plus élevé dans le monde spirituel une fois que le disciple aurait quitté ce monde et serait entré dans l’éternité. Nos yeux de croyants sont trop souvent fermés quand nous passons par la souffrance. Jean était un être humain comme nous et le doute que nous venons d’évoquer ne l’abaisse aucunement. Le diable a réussi à faire chuter les anges, à faire pécher Adam, tout que Noé, lui qui était un homme juste. A son tour, Jean Baptiste s’est laissé aller au doute.

Aux interrogations de Jean, Jésus répondit par ces mots: «Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez; les aveugles voient, les boiteux marchent, les morts ressuscitent» (Matt. 11:4,5).

Aujourd’hui encore, Jésus agit de la même manière dans le monde spirituel: il guérit les âmes malades, il donne la vie à ceux qui étaient morts dans leurs péchés. Il redonne la vie à des églises mortes. Jésus disait»: «Jugez-moi selon ce que je fais!» Accepteriez-vous que votre religion soit jaugée selon ce critère?

Béni soit l’homme pour qui Jésus n’est pas une pierre d’achoppement! Béni soit l’homme qui ne cherche pas à mouler Jésus d’après ses idées, mais qui l’accepte tel qu’il est, qui prend place humblement aux pieds de son Maître et Seigneur!

Richard Wurnbrand

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17.3.08

Dans la maison de Pierre

Jésus, à Capharnaüm, se rend dans la maison de Pierre. La belle-mère de Pierre est couchée, ayant la fièvre. Jésus s’approche d’elle. Il la fait « lever, en lui prenant la main » (Mc 1,31).

A l’instant même, la fièvre quitte la malade. Et celle-ci se met à « servir » Jésus et ses disciples.

Un thaumaturge eût employé des rites compliqués. Et il eût été plus solennel. Ici tout est simple. Ce que Jésus fait, il le fait toujours avec la simplicité la plus grande.

Jésus, prenant la main de la malade, fait le geste de soulever celle-ci. Il ne guérit jamais

Soit le corps, soit l’âme, --sans « soulever » le patient, sans lui faire abandonner tout posture gisante, sans l’élever à quelque hauteur.

La première réaction de la malade guérie est de « servir » Jésus, sans doute à table. Que devrait faire d’autre une main que Jésus vient de prendre dans la sienne? Pourrait-elle toucher quelque chose qu’elle ne puisse lui offrir?

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11.3.08

Ce fut sa première descente

Il prêchera l’Évangile du Royaume, si incompris, lorsqu’il se montrera à la foule avec une couronne d’épines et un sceptre de roseau et lorsque son titre royal sera placardé sur une croix.

Une seule fois, Jésus refusera de descendre. C’est quand les sacrificateurs, et les scribes, et les passants l’injuriaient, hochant la tête et disant: « Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix! » (Mc 15, 32). Jésus n’est pas descendu. Il avait atteint le dernier degré de son abaissement.

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18.12.07

Vous êtes une force latente - Noël

"Si tu donnes ton pain à l’affamé et que tu rassasies l’âme indigente, ta lumière se lèvera sur les ténèbres et ton obscurité sera comme le midi"
Esaïe 58 :10

Chers amis,

Dans une étable à Bethléem est né le Fils de Dieu pour partager notre condition humaine – hormis le péché – et nous prendre avec lui en nous transfigurant. Il n’est pas né, non plus à Rome ou dans telle prestigieuse métropole de son temps. Il est venu vivre parmi nous dans la pauvreté d’un petit village pauvre de la Palestine. Loin des honneurs et du confort des palais, loin aussi de toute vaine richesse.

Jésus naît aussi dans les cœurs de ceux d’entre nous qui l’ont accepté dans ses paroles, dans ses actes, dans ses commandements, dans son amour infini pour toute la création. Il naît à travers les dons – en prières d’intercession, en partage accepté pour aider surtout ceux qui souffrent à cause de leur foi en Lui.

Il naît sous la forme de votre générosité confiante dans l’efficacité de notre mission d’Aide aux Églises Martyres. D’année en année, nous devenons plus efficaces grâce à nos amis et bienfaiteurs, grâce à la volonté d’aider que nos fidèles donateurs ont toujours eu.

Ma reconnaissance concerne tous ceux qui ont contribué par leurs dons et prières à l’apaisement de la souffrance et des détresses qui sévissent encore un peu partout dans ce monde déséquilibré. À tous et à toutes, je souhaite de nombreuses années de paix et de bonheur. Une pensée pieuse pour nos bienfaiteurs qui sont décédés cette année.

Par leurs dons qu’ils nous ont envoyés jusqu’à la fin de leur pèlerinage terrestre, ils ont emprunté à Jésus Christ des moyens pour que son Église soit rebâtie dans les pays ou la persécution sévit encore. Que le Seigneur leur accorde le repos des justes.

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